Freeraid 2006 par Paypay

Ca y est !! J’ai reçu la confirmation. On va à la Freeraid classic. Bon pour poser un peu la chose : 61 km avec 6085m de dénivelé négatif le tout dans une ambiance de mondial du vtt dans la belle station des 2 alpes.



profil de la freeraid

profil de la rando



Samedi 17h : Le sharan est chargé :
on a deux bikes préparés, un plein cartons de pièces de rechange, trois fois trop d’outils, deux sacs de protec’ en tout genre et deux riders pas mal motivés pour profiter de ce court week-end alpin.
Côté programme, on part de Clermont pour un petit hôtel B&B dans les alentours de Grenoble. Deux commentaires à propos de cet hôtel : Mappy a bien merdé pour l’itinéraire (on a tout traversé Grenoble pour revenir à notre point de départ) et ensuite, les hôtels B&B, bah c’est pas forcément cher (39€ pour la nuit chambre 2 lits) mais alors c’est plus que moyen côté taille et « agrément ». Bref, on est pas là pour l’hôtel.
On doit être à 8h30 pour le retrait des plaques au point info de Mont de Lans. On prend la décision de se lever trankilou vers 6h mais bon, le stress allant, les deux hommes étaient fin réveillés à 5h00.



point de vue des Alpes

point de vue des Alpes entre Grenoble et les 2 Alpes



Nous voilà parti pour la journée de ride de folie.
Un ptit déj’ plus tard, nous voilà arrivé après quelques séries de virages en épingle à « Deux Alpes 1800 ». Les petit road book donné gracieusement dans VTT Mag nous permettent de trouver très facilement notre point de départ. Il est 7h50.
On en profite pour regarder un peu la station se réveiller. On voit quelques beaux vélos et leurs pilotes endormis à moitié au guidon. On apercevra même un break 63 avec les riders pieutés dedans.
Bref, un petit tour du salon qui se réveille aussi et nous voilà revenu à la voiture, les inscriptions en main. On s’inscrit, on nous donne le nécessaire pour la balade : Un road book, une plaque avec une couleur selon notre point de départ, une feuille de consigne, des tickets repas pour la pause déjeuner, un ticket pour la douche et le cadeau de cette année : un sac technique aux couleurs des bonnes vaches normandes remplies de publicités sur la stations, sur les manifestations vtt du coin et pour finir un gel énergétique parfum orange (d’ailleurs heureusement que c’est marqué dessus !).




le fameux sac technique LAFUMA

le fameux sac technique LAFUMA avec la poche et les ouvertures prévues pour ajouter une poche à eau dedans




Voilà, il n’y a plus qu’à monter les vélos, régler les plaquettes, s’équiper comme il faut et c’est parti. Il est 9h10.


Le Gemini de Step

Le Gem' de Step'



Le Rocky

Le Rocky  (kit cadre de Step' avec les composants de mon bike)



On se dirige vers la première remontée (« le télésiège de la vallée blanche).
Là, les gentils organisateurs nous font patienter jusqu’à 9h30 avant d’enfin commencer à charger les vélos sur les télésièges.



départ des télésièges de la vallée blanche 1
   
départ des télésièges de la vallée blanche 2

Vues du départ des télésièges de la vallée blanche



Il s’en suit une remontée tranquilou avec des riders chauds comme des baraques à frites.
On est nombreux à s’émerveiller (oui, ça m’arrive pas souvent) devant quelques marmottes et leurs petits. Le cadre est magnifique, le temps s’est dégagé, tout va bien.
La première descente nous fait passer de 2090 à 950m sur 15 km. Là, on a le droit à tout ce qu’on peut attendre : du single poussiéreux à flanc de montagne, des relevés qui s’enchaînent, de la piste large bien caillouteuse, des petits singles sous les bois, un bout de pistes de descente officiel, et un peu de boue histoire de nous maquiller un peu.



 en haut des premiers télésièges      en haut des premiers télésièges 2

Arrivée en haut des premiers télésièges



On arrive donc à 950 à « Freney d’Oisans » à 950m la tête déjà plein d’images bien sympathique.
La petite collation ne fait pas de mal. On rejoint ensuite la navette bus qui nous ramène à la station pour prendre le « télésiège du village » pour monter sur les crètes à 2185m. Là, on surplombe la station. Le single est composé de gros virages surélevés. On se jette dedans avec Stéphane et on tente de soigner notre pilotage. C’est ici où l’on fait une petite erreur de parcours qui nous ramène à la station. Le fléchage dans une courbe passée un peu trop rapidement nous a échappé. Comme il est hors de question d’en louper une miette, on reprend le télésiège et on remet ça jusqu’au fameux virage
. La prochaine piste doit nous descendre à Mont de Lans, un petit patelin à 1271m. Cette descente est vraiment impressionnante car courte. Les virages relevés s’enchaînent, les mètres défilent vite, on se prend vraiment au jeu. On essaie un peu de tout lâcher, bref, on s’amuse pas mal.
A mi chemin, on aperçoit quelques courageux qui tentent un passage sur un north Shore assez large mais apparemment bien glissant. Le gemini et le rocky préfèrent éviter cet obstacle.
On finit par un single assez ressemblant à ceux de notre région. On remonte par le « télésiège de la petite aiguille » à 1817m. De là on retombe sur un chemin assez large plein de petits cailloux blancs où on s’amuse à rouler assez vite. C’est difficile à chiffrer mais je pense qu’on dépasse les 60 km/h. Et sur les cailloux, ça glisse pas mal.
On voit quelques pompiers autour d’un cycliste recouvert d’une couverture de survie. Ca calme un peu les ardeurs quelques minutes. Avant de partir, j’avais trouvé sur velovert, une vidéo embarquée de la descente de Venosc (950m). C’est la prochaine indiquée sur le road book. On traverse donc la station des deux alpes direction le départ de la Venosc.
Je crois que ça restera la descente qui nous a le plus impressionnée. On part avec deux riders avec qui on a taillés un peu la bavette avant de partir. Il s’en suit pas mal de dénivelé négatif, du gros relevés, quelques sauts, pas mal de précipices à moins d’un mètre de la piste sans protections (mais signalisés !), beaucoup de poussières et une bonne petite arsouille avec les deux compères.
On finit les 650m de dénivelés un peu rincé mais vraiment impressionnés.



Vue des télécabines de Venosc

Vue des télécabines de Venosc. La vue tout autour de nous est vraiment splendide



Le programme nous prévoyait une remontée vers 2600m pour descendre la trace de Thuit. Vu notre retard, on préfère se jeter directement à 3150m histoire de descendre le glacier avant que la journée ne se termine.
On s’enchaîne donc la « télécabine de Venosc » puis la « télécabine du jandri express » puis la « télécabine du jandri express 2 » qui nous emmène tout en haut. De là, le panorama est vraiment surprenant. La température est descendue, on ne voit plus une seule habitation. Devant nous, pas mal de neige, des champs de cailloux et quelques petits torrents qui ruissellent assez rapidement.
On se galère à essayer de descendre sur le glacier mais à cette heure-ci la glace ressemble plus à de la neige molle qu’autre chose. On se fait un petit itinéraire bis à travers les champs de cailloux. Bon le trip glacier nous aura pris pas mal de temps avec des périodes de portages.
Côté vélo, ça n’a rien d’enrichissant ou d’agréable mais le paysage désertique entouré de tous ces monts vaut vraiment le coup d’oeil. On rejoint donc le bas des télécabines de Jandri 2. Le timing et le temps qui se couvre nous obligent à shunter une descente (la thuit). Nous finirons donc cette journée par la descente du Diable (alt 2400m).
On retrouve quelques riders. On enquille donc tous sur une piste large comme une départementale auvergnate jusqu’à 2090m où l’on retrouve la toute première piste que nous avons fait. Se l’étant déjà deux fois descendu, on choisi une petite variante en forme de petits singles zigzaguant jusqu’en bas de la station.
Le temps se couvre, des grosses gouttes commencent à tomber au moment où l’on décide d’aller manger un bout juste avant la fermeture de la cantine improvisée sous un grand chapiteau. On se rend compte au bout de quelques minutes qu’il était temps d’arrêter car on est un peu à bout de force. On finit nos gamelles direction nettoyage des vélos.
L’organisation a en effet prévu ce qu’il faut sur toute la station autant pour l’assistance technique que pour le nettoyage des vélos.
On enlève le plus gros et on se jette dans le salon histoire de voir que tout le monde est entrain de ranger. On se dépêche un peu d’aller sur le stand SRAM pour passer faire un petit coucou à Laurent (Dustplayer).
On croisera entre autres Nico Vouilloz, Anne Caro Chausson.
C’est malheureusement tant de tout ranger dans le monospace, se changer. J’en profite pour immortaliser les quelques montagnes qui nous entourent.



la station des deux Alpes


la station des deux Alpes


la station des deux Alpes


la station des deux Alpes


la station des deux Alpes

Différentes vues pris de la station des deux Alpes



Ca y est, la station est derrière nous, on enchaîne les fameux virages numérotés.



petites bobosses locales

petites bobosses locales



petite route sinueuse

la petite route sinueuse qui nous éloigne de notre spot de la journée



L’orage gronde, le ciel se couvre. Les premières gouttes viennent tomber sur le pare brise et là …. C’est le drame…. « a pu les essuies glaces » ou du moins, il y en a mais que de temps en temps.
On rentre sur l’autoroute. La visibilité est vraiment limite. Le chauffeur connaît la région et ça nous sauve. Les échangeurs défilent, la pluie continue de plus belle.
Ca devient vraiment chaud et l’on s’arrête sur une aire de repos. Ca craint, il pleut des cordes et on n’est toujours pas à Lyon. On essaie de regarder mais c’est la galère tout ce plastique. On repart le pare brise nettoyé.
Quelques minutes de galère plus tard, les nuages se dissipent. Merci car ça commençait à faire long.
Le reste, c’est du tranquille pépère. Une douche, un casse croûte et c’est parti pour une nuit pleine de rêve de relevés, de montagnes et de ride.


Bilan : du bon ride, des paysages magnifiques, des fléchages un poil compliqués, des attentes quasi inexistantes, des disques de freins bleutés par la température, deux auvergnats ravis et bien fatigués et une paire de moteurs d’essuie glaces :-D


Je dirais pour finir ce roman que ça reste une journée de malade. Bien que trop courte, ça nous a laissé le temps de nous gaver de dénivelé négatif à volonté. Bref, c’est à refaire l’année prochaine mais cette fois au moins sur deux jours le temps de profiter de cette belle région, du salon et des petites pistes que l’on a pas eu le temps de tester. J’avoue que dimanche, l’expression « faire du vtt » avait pris tout son sens.


Voilà j’espère que je ne vous ai pas trop saoulé avec cette quantité de détails. Je voulais essayer de vous faire partager un peu notre petite aventure. Désolé pour le style d’écriture et les fautes qui doivent trainer par ci par là, je n’ai pas trop la fibre « écrivain » et je ne me relis jamais. Si vous avez réussi à tout lire, bravo et merci Clin d'oeil


Nicolas, un utilisateur convaincu.






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